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Médecine Interne Générale

UNE CAUSE RARE D’OEDÈME DOULOUREUX DES MEMBRES

C. Jonard, J.-B. Nicolas Publié dans la revue de : Septembre 2015 Rubrique(s) : Médecine Interne Générale

Les causes d’œdème douloureux d’un ou plusieurs membres sont nombreuses. La fasciite à éosinophiles (FE), également appelée syndrome de Shulman, en est une très rare, évoluant vers une infiltration cutanée sclérodermiforme, associée à une éosinophilie sanguine. Il s’agit d’une maladie fibrosante touchant les fascias musculaires et la peau dont l’étiologie reste floue. Plusieurs mécanismes physiopathologiques sont néanmoins avancés, le phénomène central étant un déséquilibre entre la production et la dégradation de la matrice extracellulaire. Les atteintes viscérales ne sont pas la règle. Des maladies hématologiques peuvent y être associées et en conditionnent alors le pronostic.

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PSEUDO-RÉSISTANCE AUX STATINES. INTÉRÊT DE DOSER LE TAUX DE LA LIPOPROTÉINE (A)

O.S. Descamps Publié dans la revue de : Octobre 2015 Rubrique(s) : Médecine Interne Générale

La réponse aux statines est très variable d’un individu à l’autre. Parmi les causes de faible réponse (résistance), la plus facile à explorer est de doser le taux de lipoprotéine (a). Chez un patient chez qui est découvert un taux de lipoprotéine (a) très élevé, le calcul du taux de « cholestérol LDL sensible aux statines » (« C-LDL vrai ») s’obtient en soustrayant le taux de « cholestérol LDL mesuré » par le taux de « cholestérol porté par la Lipoprotéine (a) », soit 30% du taux de Lp(a) exprimé en masse (mg/dL). La présence d’un taux de Lp(a) élevé et la cohérence de la réduction du taux de « C-LDL vrai » avec la réponse attendue selon le régime thérapeutique sont de bons arguments pour suspecter une pseudo-résistance aux statines.

 

 

 

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LA TUBERCULOSE : ÉPIDÉMIOLOGIE, ASPECT CLINIQUE ET TRAITEMENT

J.C. Yombi, U.N. Olinga Publié dans la revue de : Décembre 2015 Rubrique(s) : Médecine Interne Générale

La tuberculose est une maladie infectieuse contagieuse provoquée par une mycobactérie du complexe tuberculosis principalement le mycobacterium tuberculosis ou bacille de Koch. La tuberculose existe depuis plus de 120 siècles. En 2013, selon les estimations, 9 millions de personnes l’ont contractée et 1,5 million de personnes en sont décédées, dont 360 000 sujets VIH-positifs. Une des nouvelles caractéristiques de l’épidémie est une augmentation des souches multi-résistantes. On peut distinguer la tuberculose pulmonaire qui est la présentation la plus fréquente (70 à 75% des cas) de la tuberculose extra-pulmonaire. Chez les patients immunodéprimés, plus l’immunodépression est profonde, plus on va voir apparaître des formes non cavitaires, des formes extra-pulmonaires et surtout des formes disséminées. Les techniques moléculaires ont grandement modifié l’arsenal diagnostique. Elles permettent avec une bonne sensibilité et spécificité non seulement d’avoir une réponse rapide quant au diagnostic (entre 2 et 24 heures), mais également une sensibilité simultanée à la rifampicine et à l’isoniazide, ce qui est utile pour le diagnostic des formes multirésistantes. Le traitement met en œuvre une association de quatre anti-tuberculeux de première ligne que sont l’isoniazide, la rifampicine, la pyrazinamide et l’éthambutol.

 

 

 

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LA MALARIA : ASPECT CLINIQUE ET THÉRAPEUTIQUE

J.C. Yombi, U.N. Olinga Publié dans la revue de : Novembre 2015 Rubrique(s) : Médecine Interne Générale

La malaria ou paludisme est une maladie infectieuse due à un parasite du genre plasmodium provoqué par la piqûre d’un moustique de type anophèle (femelle). Avec 660 000 morts en 2010, soit une baisse de 26% par rapport à l’année 2000 dont 90% en Afrique avec près de 86% chez des enfants de moins de 5 ans , la malaria continue de faire des ravages dans les zones endémiques et épidémiques. Les manifestations cliniques sont très diverses, allant des symptômes grippaux avec une fièvre élevée (39 ou 40°C), des frissons, des maux de tête intenses, des douleurs abdominales et des courbatures. Toute fièvre au retour de tropiques chez le voyageur doit faire penser à la malaria jusqu'à preuve du contraire. Le frottis sanguin et la goutte épaisse sont le « gold standard » pour le diagnostic de la malaria. Le traitement doit être instauré rapidement surtout en cas de malaria sévère. L’artésunate est le traitement de choix, la quinine reste un traitement efficace et une alternative valable à l’artesunate.

 

 

 

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LA LIPOPROTÉINE (A) : RENAISSANCE D’UN FACTEUR DE RISQUE CARDIOVASCULAIRE

O.S. Descamps Publié dans la revue de : Septembre 2015 Rubrique(s) : Médecine Interne Générale

Cinquante ans après sa découverte, l’intérêt clinique pour la Lipoprotéine (a) (Lp(a)) renaît. Et ceci pour trois raisons. Tout d'abord, la génétique avec ses approches par randomisation mendélienne ont permis d’établir un lien clair de cause à effet entre des polymorphismes génétiques responsables de taux élevés de Lp(a) et les maladies cardiovasculaires. D’autre part, de nouvelles associations avec les sténoses valvulaires aortiques de la personne âgée et les maladies thrombo-emboliques de l’enfant ont été découvertes. Enfin, dans les trois prochaines années, seront disponibles de nouveaux traitements capables de réduire le taux de la Lp(a) jusqu’ici irréductibles aux statines. Sur cette base, de nouvelles recommandations à propos de l’utilisation de ce paramètre ont été publiées. Ces perspectives font entrevoir aussi l’importance d’introduire dans nos laboratoires des méthodes plus précises de dosage de la Lp(a).

 

 

 

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LE BON USAGE DES ANTIBIOTIQUES EN MÉDECINE GÉNÉRALE : FOCUS SUR LES INFECTIONS RESPIRATOIRES ET URINAIRES CHEZ L’ADULTE

J.C. Yombi Publié dans la revue de : Septembre 2015 Rubrique(s) : Médecine Interne Générale

Les infections respiratoires et les infections urinaires constituent une part importante des consultations en médecine générale. Il est donc bien clair que leur prise en charge doit être connue, surtout en ces périodes de rationalisation de l’usage des antibiotiques, d’augmentation des résistances et de la diminution sur le marché des nouveaux antibiotiques. La rhinopharyngite, la rhinosinusite, la bronchite sont virales. Leur traitement est souvent symptomatique. Elles évoluent spontanément bien en une semaine. Si les symptômes persistent au-delà de la semaine, il faut craindre une surinfection bactérienne et ce n’est que dans ce cas que les antibiotiques sont nécessaires. La durée du traitement est de 5 à 7 jours. L’infection urinaire est fréquente. Il faut distinguer infection urinaire simple et infection urinaire compliquée. Les facteurs de risque permettent de faire cette distinction. Qu’elles soient simples ou compliquées, les infections urinaires peuvent se compliquer d’un sepsis grave. E.Coli reste le principal agent des infections urinaires. La bactériurie asymptomatique est fréquente, particulièrement chez la femme âgée. Le dépistage et le traitement ne sont indiqués que chez la femme enceinte et chez les patients qui doivent bénéficier d’une instrumentation des voies urinaires. La cystite est une pathologie fréquente et récidivante. Des conseils doivent être prodigués pour éviter la récidive.

 

 

 

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QUAND LA RÉSISTANCE FAIT DES RAVAGES

M. Germanidis, Ph. Machiels, J. Janssens, P. Gohy Publié dans la revue de : Novembre 2015 Rubrique(s) : Médecine Interne Générale

Nous rapportons le cas d’un patient rapatrié d’Italie pour prise en charge d’une fracture du col fémoral gauche et surinfection bronchique. Le bilan mettra en évidence un klebsiella pneumoniae multi-résistant présentant une résistance de type carbapénémase KPC. Malheureusement le patient décède rapidement. Les carbapénémases sont des béta-lactamases à large spectre qui se répandent de manière rapide au sein des entérobactéries depuis quelques années. Nous revoyons les différents types de résistance aux carbapénemes et leur mode de transmission.

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