Le parcours d’un patient porteur d’un adénome hypophysaire : du diagnostic à la chirurgie
PrécédentRésumé de l'article :
Les adénomes hypophysaires, récemment renommés tumeurs neuroendocrines pituitaires selon la classification de l’OMS publiée en 2017, comptent parmi les deux types de tumeurs intracrâniennes les plus fréquentes. Leur prévalence est estimée à 1 personne pour 1110.
La première étape de leur prise en charge consiste en une évaluation endocrinienne complète afin de détecter une hypersécrétion hormonale ou une insuffisance hypophysaire. Une IRM de haute résolution respectant un protocole précis permettra ensuite de localiser au mieux la tumeur hypophysaire et d’apprécier son éventuelle extension extra-sellaire. Chaque dossier est discuté au cours de notre concertation multidisciplinaire hebdomadaire afin de proposer la meilleure option thérapeutique au patient.
La première ligne de traitement est chirurgicale, par voie transnasale transsphénoïdale, excepté pour les microprolactinomes qui répondent très bien aux agonistes dopaminergiques pris par voie orale comme la cabergoline. Dans les centres d’expertise tels que le nôtre, une normalisation des taux sanguins de l’hormone hypersécrétée est obtenue chez 50 à 90% des patients. En cas d’échec ou de récidive, une seconde chirurgie ou une radiothérapie peut être proposée. Certaines tumeurs neuroendocrines pituitaires, en particulier les microadénomes non fonctionnels, pourraient simplement être surveillées par la réalisation d’IRM successives.
Mots-clés
Adénome hypophysaire, tumeur neuroendocrine pituitaire, prolactinome, chirurgie transsphénoïdale, acromégalie, maladie de Cushing
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