L’année 2024 a été marquée en Endocrinologie par des nouvelles recommandations internationales sur la gestion de l’insuffisance surrénalienne iatrogène des patients traités par glucocorticoïdes. Des stratégies claires de surveillance biologique ont été définies, permettant d’optimiser le suivi des patients et d’éviter le risque d’insuffisance surrénalienne.
Dans le domaine des complications du diabète sucré, deux études majeures ont ouvert de nouvelles voies de prévention pour la maladie rénale diabétique et la rétinopathie diabétique. L’étude FLOW a démontré l’effet néphroprotecteur du semaglutide, un agoniste du GLP-1, avec une réduction de 24% du risque d’événements rénaux majeurs chez les patients diabétiques avec maladie rénale chronique à haut risque de progression. Par ailleurs, l’étude LENS a confirmé le rôle du fenofibrate dans la prévention de la progression de la rétinopathie diabétique, réduisant de 27% le risque de dégradation visuelle chez les patients diabétiques avec signes précoces d’atteinte rétinienne.
De plus, le tirzepatide, premier double agoniste des récepteurs GLP-1 et GIP, est désormais disponible en Belgique pour le traitement du diabète de type 2 et de l’obésité. Supérieur au semaglutide en termes de perte de poids et de contrôle glycémique, il a démontré des bénéfices métaboliques significatifs dans les études SURPASS et SURMOUNT. Il a également des effets prometteurs sur la réduction des complications cardiovasculaires et des apnées du sommeil.
Enfin, le teplizumab, un anticorps anti-CD3, représente une avancée majeure dans le traitement préventif du diabète de type 1 dont l’utilité a été confirmée en 2024. En ciblant les lymphocytes T impliqués dans la destruction des cellules bêta pancréatiques, il permet de retarder significativement l’apparition de la maladie chez les patients à risque et de préserver la fonction beta chez les patients nouvellement diagnostiqués.